lundi 8 avril 2013

"Le bonheur par procuration" ou le Marathon de Paris 2013

Revenir sur les traces de son premier marathon a quelque chose de particulier et de le faire partager aux autres offre une émotion vraiment à part. Cette édition 2013 du marathon de Paris nous a fait vivre de belles émotions. J’avais, avec beaucoup de plaisir, endossé le rôle du coach pour aider Aurélie et Lilian à finir leur premier marathon. Conseils, mise en évidences des pièges, trucs et astuces, bref il a été question de préparation spécifique pour affronter 42 bornes. Il est toujours difficile de respecter à la lettre l’entrainement prévu et c’est d’ailleurs là que se joue la performance. Une prépa rigoureuse (quelle que soit son intensité) et bien équilibrée est la clé pour réussir avec le plaisir. Qu’on ait bien ou mal dormi la veille n’y change pas grand-chose. Quand on est bien préparé, on est armé pour faire face, pour projeter son corps sur une distance pas toujours humaine. Dans le cas contraire, on souffre…et sur 42 bornes !

Posté au 32eme kilomètre, le Coach attend ses ouailles. Avant cela il a droit au spectacle hallucinant des kenyans qui volent à plus de 20km/h ! Foulée parfaite et sans bruits, ces hommes impriment un rythme qu’aucun « non kenyan » ne saurait tenir. Arrivent ensuite l’élite et les très bons amateurs (moins de 3H) qui font parler la poudre. Fruit d’un entrainement rigoureux et relativement intense, ils viennent tous convertir leurs efforts préparatoires contre un beau chrono et une énième médaille. Suivent ensuite les amateurs performants (3H30) puis les coureurs qui courent d’avantage pour finir et se prouver à eux-mêmes qu’ils en sont capables. 40 000 individus au révélateur Marathon. Certains sont faciles, d’autres beaucoup moins. Certains y trouvent un vrai plaisir, d’autres finissent par se demander ce qu’ils sont venus faire là…       

12H.Toujours pas d’Aurélie et de Lilian. Entre temps 2 copains de Fabrice, venu « coacher » comme moi, sont passé avec des chronos intermédiaires qui me laissent encore rêveur. Ils finiront respectivement en moins 3H et 3H05 grâce à un entrainement que je n'oserai pas m'appliquer!  

13H. Bip bip SMS : “On est au 27”. Aurélie et Lilian se rapprochent. Avec un peu d’avance Michel (un autre ami de Fabrice) est arrivé au km 32 un peu désabusé. Il a mal, il souffre, il veut vraiment arrêter. Pour lui ce marathon est un « échec ». Son visage trahit sa déception. On le convint de poursuivre, de le finir. Allez quoi Michel ! Il n’a pas trop le temps de gamberger. Fabrice lui montre la voie et va lui servir de partenaire jusqu’à la ligne d’arrivée. Bravo ! Encore un qui aura vaincu ses souffrances et qui s’offre un bonheur XXL avec la complicité et la générosité de Fabrice dont on reparlera bientôt sur ce blog...
A 9 kms du Bonheur! Aurélie facile, Lilian moins...
13H25. Ca y est, je les vois ! Ils sont là mes coureurs et leur rythme fait plaisir à voir. Pas trop de dégâts apparemment. Aurélie est en mode « MP3 » pour se donner un peu de courage et Lilian est en mode « Survivor » à cause de mauvaises crampes qui gâchent un peu son marathon. Je  les accompagne sur les 10 derniers kilomètres en essayant de trouver les mots justes et de donner à Lilian (qui en a le plus besoin) les raisons d’y croire. Celles et ceux qui nous entourent n’ont pas tous fière allure. Ils avancent sans mentir à leur corps et vont aussi au bout d’eux-mêmes. Les encouragements des spectateurs associés à quelques groupes  de musiciens venus bénévolement couvrir  le souffle de ces armées de coureurs ruinés par la fatigue donnent à ces deniers la distraction nécessaire et les fait avancer. Certains relèvent la tête, d’autres sombrent un peu plus mais la ligne se rapproche ! Km 40. « Lilian, tu as la porte maillot en visu! Allez finis moi ça proprement ! ».
Aurélie est là aussi. Plus de doute, ces deux là vont devenir marathoniens dans moins de 15 minutes.
Evie in the run avec ce beau tee shirt événement qui fait
la promo de son prochain album (avril 2013).
Evie vient d'inventer le runing marketing, rien que ça! 

Lilian nous pousse un dernier cri de guerre dont il a le secret et qui a le mérite de « réveiller » ceux qui dorment autour de nous. Je lis dans ses yeux la détermination, le refus de céder, l’envie d’y croire, la sur motivation qui fait "la diff". Lilian a clairement pris les commandes de son corps qui exécute désormais les ordres du Général en chef. L’échec lui est devenu totalement étranger. L’échec ira habiter un autre corps, peut être celui du voisin mais en tout cas pas le sien, pas aujourd’hui !  Je les regarde et je me vois au même endroit 4 ans plus tôt dévorés pour la toute première fois par des émotions incroyables. C’est un truc assez inouï quand tout ton corps se met à trembler. Ta tête  félicite tes jambes et inversement et toi tu restes le témoin muet de cet échange unique et fort qui passe inaperçu  pour le spectateur posté derrière sa barrière métallique qui continue de brailler je ne sais quoi. A cet instant le coureur n'entend plus rien. Il est dans une bulle que rien ne saurait perturber. Flamme rouge, 300 derniers mètres, l’ivresse est trop forte. Certains se laissent aller et craquent déjà de bonheur. Les yeux se mouillent et ce n’est ni la pluie ni la sueur…Le corps se fait léger et ignore presque sa douleur. Je salue mes deux coureurs et prends congés pour mieux respecter l’intimité du moment qui va suivre et qui finalement leur appartient : leur ligne d’arrivée. Je m’éloigne du bruit de la foule venue acclamer ses vainqueurs. L’écho du speaker s’atténue peu à peu et je me retrouve sur un grand boulevard quasi désert. Je me souviens, je me rappelle.  4 ans plus tôt, c’était « Ma ligne » et aujourd’hui j’ai éprouvé du plaisir à la partager.

Bienvenus à Aurélie et Lilian qui agrandissent notre belle et noble famille de  Marathoniens !

mercredi 2 janvier 2013

Bye Bye 2012!

L’année 2012 vient de se terminer et elle emporte avec elle mes principaux objectifs de CAP désormais derrière moi. Petit bilan et enseignements :

Sympa le temps!
Stockholm (3H30), que ce fût dur mais cette course est devenue un peu ma référence. Je ne peux pas parler de préparation parfaite quand il s’agit de s’aligner blessé au départ. Je tire beaucoup de leçons de Stockholm et si j’y retourne un jour, croyez-moi je penserai avant tout à prendre le bon équipement pour lutter contre le vent, la pluie, le froid et pourquoi pas la neige… Stockholm se résume assez bien à cette seule question que je me suis posé la veille : je le cours ou pas ? Partir calmement et tenir ce rythme digne d’une montre suisse m’a permis de découvrir qu’on peut presque éviter « le mur ».

Un dossard Elite mais un chrono d'amateur...
Paris Versailles (1H16) ou comment aborder une compétition sans réel entrainement ? Un temps blessé (tendinite mon amour !), je n’ai avalé que 5 vraies séances avant de prendre le départ de la grande classique parisienne. J’ai pu gouter grâce à Sylvain aux joies d’un départ avec l’Elite. Ca se résume  à cela : Tu arrives confortablement et sans stress à 20/30 mns du départ, tu croises plein de kenyans affutés qui mesurent environ 1m60, tu te mets dans le starter en compagnie de 200 coureurs environ,  un coup de pétard et tu commences déjà à te faire doubler…Les kenyans, eux, sont déjà 300 mètres devant.

En bleu pour le cluster maritime
20 Kms de Paris (1H31) ou comment renouer avec une course en refaisant précisément le même chrono. J’ai, pour cette édition 2012, eu le privilège de courir les 20kms avec le « Cluster maritime ». La grande famille de la mer a tenu son rang et a su se faire respecter sur terre. L’accueil dans les salons de vedettes parisiennes était aussi des plus chaleureux. Merci et bon vent !

Ma fin d’année a été consacrée aux « Dunes » et à tous ces enfants qui eux aussi ont droit à la performance…Nous avons couru à Meudon (« course de l’espoir ») puis à Garches et enfin à Issy les Moulineaux (course des Pères Noël…) pour leur grand bonheur et le nôtre aussi.

 
 
Bilan : 2012 fut bien rempli et constitue un bon cru mis à part mes problèmes répétitifs de tendons…. 2013 réserve pas mal de promesses et de nobles ambitions avec comme objectif principal New York ! Again !
Bonjour chez vous !

mardi 5 juin 2012

He's a man? No he's an ironman!

Il était une fois le marathon de Stockholm 2012, complètement fou! Une météo terrible qui a dissuadé les moins téméraires (sur le 20 000 inscrits, seuls 15 000 ont osé se présenter au départ) : vents à plus de 70km/heure, T° environ 4°C (ressenti 0°C sympa...) et une bonne pluie sur tout le parcours. Manquait que le feu...Bref de quoi avoir franchement envie de rester sous la couette plutôt que d'aller suer sang et eau sur 42 bornes. Sur les 15 000 partants, seuls 11 000 sont arrivés au bout de l'effort, c'est à dire au bout d'eux-mêmes pour la plupart. Pas franchement rassuré la veille de la course (ma tendinite était vraiment douloureuse durant un "warm up" de 40 mns), j'ai un court instant imaginé ne pas participer mais l'envie était plus forte. Problème, j'étais mal équipé pour affronter une météo scandinave déchaînée. J'avais déjà expérimenté la course sous la pluie (n'est-ce pas Matthew?), la course dans le froid et la course dans le vent...mais jamais les trois en même temps! Le challenge, déjà bien relevé, se pimentait donc énormément.
De toutes les matières...
c'est la mousse que je préfère...
Au sec avant la course.
Le départ à midi permet de prendre son temps et de rien oublier. J'improvise une parade "anti tendinite" en glissant deux petits morceaux d'éponge dans ma chaussure droite. Avantage purement psychologique? Un petit échauffement, une grande prière et voilà parti avec des coureurs du monde entier (mais le contigent suédois est très majoritaire) bien décidés à en découdre avec ces conditions très défavorables. Les locaux n'ont pas été pris au dépourvu et ont ressorti toutes sortes de gants, bonnets, et bas de survêtements. Pour les autres, à commencer par moi, c'est sac poubelles au moins jusqu'au départ. Les hélicos de la TV suédoise nous survolent mais pas trés longtemps. Les rafales de vent doivent, à coups sûrs, rendre les pilotes un peu nerveux. Midi, "Pan" c'est parti! J'imprime un rythme assez doux sur les 5 premiers kilomètres. Ma jambe droite est sous très haute surveillance mais elle répond correctement et la douleur est faible. Mes chaussures sont très rapidement nettoyées grâce aux flaques très nombreuses. Les visages se ferment plutôt qu'à l'accoutumée surtout quand le vent souffle. Tout ce petit monde a vite intégré qu'être "Finisher 2012" constituera déjà une belle performance et je veux être de ceux là. Je retrouve Nathalie à l'endroit prévu (Km 6). RAS, tout tient. Le vent de face ou sur les ponts combiné à la pluie est très désagréable. Les coureurs baissent la tête en signe de résignation et il est rare d'en entendre discuter. Bref tout le monde est à l'économie. Faut que ça tienne! Km 21 (semi) en pleine campagne, le vent balaie nos visages fermés et il est impossible de s'y soustraire, aucun spectateur, bref un grand moment de solitude. Km 31, deuxième point de rencontre avec Nathalie, ça tient...Rendez-vous au Stadium! Au Km 35, je me fais rejoindre par les meneurs d'allure 3H30 et je réalise que je suis en train de réaliser une grosse performance sur une seule jambe!

Sympa ce jogging sur la Baltique!

Le panneau 40Km est là. J'ai envie d'aller l'embrasser, je sens le bonheur m'envahir et je craque un peu ...de bonheur bien sûr. A cet instant je sais que je vais bientôt faire mon entrée dans ce fameux Stadium et je vis intensément ce moment très particulier. Je savoure ces derniers moments, mon corps gelé par endroits et légèrement chaud à d'autres se fait plus léger. Je sens que je peux encore accélérer mais je n'en ferai rien, je suis trop bien. J'aperçois un des pilonnes d'éclairage du Stadium. On y est Putain! Les mains sur la tête je pénètre dans ce stade mythique. Je repense à mes onze semaines d'entraînement, à mes petits "bobos", à mes grands-mères défuntes (je sais pas pourquoi mais à cet instant je suis incapable de penser à quelqu'un d'autre...même pas à mes enfants) et leur adresse un baiser en levant mes yeux et mes bras au ciel. La ligne d'arrivée se rapproche. Comme à New-York, je décide d'embrasser le sol (bien humide), je me relève, je franchis la ligne. Je l'ai fait! Nathalie m'interpelle et je m'accroche au gradins. Le baiser du champion prend tout son sens dans pareils conditions. J'exulte, je craque, je discute avec mes "frères et sœurs d'un jour", je recraque, j'ai froid, j'ai mal, j'ai envie d'une douche, je tiens fermement dans ma main la médaille qu'on m'a remis, je la touche, je suis bien.
Silian, à moitié suédois
et pleinement heureux!

En conclusion : On a tous vécu l'enfer mais au final c'était bien le paradis! J'ai encore visiblement beaucoup de choses à apprendre d'un corps qui fait 3H30 alors que je le croyais condamné...Je ne suis pas prêt d'oublier cette version 2012 du marathon de Stockholm. Je suis à peu près sûr que si un jour je demandais la nationalité suédoise, les autorités reconnaissantes me l'accorderait...




Ma page résultat:
http://results.marathon.se/2012/index.php?content=detail&fpid=search&pid=search&id=9999991386F594000004884D&lang=EN&event=STHM&ageclass

Si vous voulez voir, ressentir un peu l'ambiance, allez sur le site officiel:
http://www.stockholmmarathon.se/Start/index.cfm?Lan_ID=3
Les parapluies de Stockholm,
souvent cassés par le vent!




mardi 29 mai 2012

La vraie fausse interview de Silian à J -4 !

L'interviewé
Bonjour Silian, cette interview est la troisième du genre (voir NY et Berlin) et tu as naturellement accepté de répondre à mes questions. Tu es maintenant  à 4 jours du marathon de Stockholm. Résume nous un peu ton état d’esprit. "C’est mitigé car je suis assez diminué. J’ai une jambe valide et l’autre en vrac…mais en même temps je suis trés heureux et assez excité à l’idée de me dire que je vais quand même avoir la chance de m’aligner à ce marathon car franchement il y a une semaine j’y croyais plus trop. Donc je prends ce qu’il y a à prendre et je ne me pose pas de questions."

Pas à 100% ? Inquiétant, non ? "Pas à 100% malheureusement car ma cuisse continue de me faire souffrir et depuis 3 jours j’ai une grosse douleur au tendon d’Achille (encore un dommage collatéral). Déjà que j'ai du mal à marcher, alors il me faudra apprivoiser cette douleur sur 42 bornes. Je le prends comme un challenge. L’inconnu se situe au-delà des 1H30, tiendra, tiendra pas ?"
Dis nous-en un peu plus sur ton dernier incident "J’étais en vacances en Turquie. Il faisait chaud. Je ne me suis pas suffisamment hydraté peut-être et j’étais certainement un peu fatigué. C’était ma dixième semaine (39 ème séance). J’ai fait 15 mns d’échauffement puis suis parti pour un long fractionné de 16 minutes. A la 14eme minute, ma cuisse a ressenti un coup de poignard. Je me suis arrêté net. Suis rentré en marchant jusqu’au bar de l’hôtel, j’ai appliqué immédiatement de la glace, puis les soins, puis l’angoisse, bref la routine du coureur de fond…"

Dans ces conditions, peut-on parler d’objectif pour ton 4ème marathon? "Avec l’expérience et l’entrainement suivi  je pourrai  viser d’être sous les 3H30 mais avec une jambe en moins, clairement non ! Finir sans trop de douleurs et sans rien casser est mon nouvel objectif ! On est jamais sur de rien mais si ça tient deux heures, ça doit en tenir quatre. J’ai juste sauté 3 séances car j’ai totalement coupé 6 jours. De toute façon j’y vais pas pour finir premier (rires)."

Et cette préparation alors ? Différente, plus exigeante, qu’est ce que tu en retiens ? "Cette prépa a été la plus dure que je ne me sois jamais imposé. Elle était progressive en intensité et peut être un peu trop chargée sur la fin. Je n’ai pas assez écouté mon corps et j’aurai du repasser à 3 séances/semaine dès la 8 ème semaine. J’ai découvert les séances « au seuil » ou « fractionnés longs » et j’en ai bien bavé. Je pense que j’avais le niveau pour les « fusiliers marins commando », le sac et les rangers en moins…"

Y a-t-il une image ou un moment fort que tu souhaiterais partager ?
"Oui plusieurs. Celui d’abord de ma fille Anna qui voit son papa revenir en se touchant la cuisse et qui comprend tout de suite : «  oh papa il s’est déchiré la cuisse parce qu’il coure trop… ». Une autre image restera celle de ce gros serpent tout noir dont j’ai croisé la route en Turquie. « L’homme qui courait avec les serpents » ça a une certaine gueule mais sur le coup je n’en menais pas large... Surtout que j’attaquais à peine le chemin de terre qu’il me fallait d’abord monter puis redescendre! J’ai vérifié, à Stockholm, point de serpent ouf !"

A propos du parcours, parles-nous un peu du tracé de ce marathon. "Il semble que ça soit assez plat, souvent proche de l’eau. L’arrivée est parait-il magique car on pénètre dans le stade construit à l’occasion des jeux olympiques de 1912. Ambiance garantie,non ? Et j’allais oublier l’essentiel : la bière et la couronne de fleurs à la fin ! Rien que pour ça je signe !"
Finalement on te sent assez confiant malgré tes récents bobos ? "Sans excès de confiance, je sais que j’ai travaillé dur, très dur même pour m’aligner à cette course. Je connais mes moyens et aussi mes limites. Je pense que chaque marathon offre sa part de mystère et de surprises, bonnes ou mauvaises. Aucune course ne se ressemble et tu peux te faire surprendre à chaque fois mais j’ai pour habitude de bien préparer mes courses et pas de foncer au hasard. Je sais dans quoi je m’engage mais je sais aussi que tout n’est pas écrit d’avance surtout avec une guibolle en vrac…"

Une tenue, un tee-shirt particulière cette fois encore ? "Je vais surtout mettre en évidence que je porte un prénom suédois nom de dieu ! Et j’espère bien qu’on me soutiendra. Et puis bobos oblige je vais porter un méga strap à la cuisse droite."

Comment vois- tu ta fin de saison 2012? Des courses en vue ? "Il y aura le « Trail du Muguet » avec les Dunes fin juin si j’arrive à récupérer d’ici là. « Paris Versailles » of course en septembre. Peut être les « 20 kms de Paris » mi octobre mais surtout  « Marseille Cassis » que j’ai très envie de refaire avec mon maillot du PSG !"

Et 2013 ? "Chut…c’est une surprise. Je réserve l’exclusivité à mes lecteurs. RDV sur le blog le 06 juin, vous en saurez plus…"
Avant de se quitter, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter ? "Un peu de soleil, pas trop de vent, une cuisse et un tendon qui tiennent et surtout pas de serpents !"

Interview réalisée sans trucages et en toute sincérité au domicile de Silian.

vendredi 25 mai 2012

Bof Bof...

Vous voyez un feu orange car la situation n'est ni verte, ni rouge. Après avoir recouru une heure ce matin, j'ai retrouvé la douleur même si elle reste supportable. Bon...il va falloir trés trés attention pour ne pas causer d'incident "disqualifiant". Piscine, repos et courses trés allégées au programme.
Bonjour chez vous!

jeudi 24 mai 2012

Ca passe encore une fois...Ouf!

Green light!
"Courez, il n'y a rien à voir". Encore une fois je l'ai échappé belle! L'écho montre une zone meurtrie de l'aponévrose entre les ischios mais rien de trés méchant. Donc apte pour le service! Il ne me reste plus qu'à recourir demain matin pour régler mes comptes avec cette douleur. Reviendra, reviendra pas? Le repos stict + soins durant 6 jours aura visiblement porté ses fruits.
Bonjour chez vous!

mercredi 23 mai 2012

Un septennat de course à pied

Silian's Hall of Fame
7 ans de course à pied,
7 ans de petits et grands bonheurs,
7 ans de rencontres et de voyages,
7 ans que je coure et ça ne devrait pas s’arrêter.
Flashback sur quelques souvenirs et coups de cœur:

2005, l’année « 0 »
Premier « Semi de Paris », une drôle de sensation à l’arrivée comme si mon histoire avec la CAP ne faisait que commencer (1H49). Merci Laurent !

Premier « Paris Versailles » (1H23’54’’)

« Marseille Cassis » (1H47’26’’) doté d’un tenue 100% PSG, je crée la sensation et je découvre surtout une course superbe. Après la ligne d’arrivée, bain de mer pour les coureurs et farniente, quel pied !

2006, l’année des forfaits!
Ne coure pas qui veut… Le premier forfait est physique (tendinite avant le Semi de Paris), l’autre est technique (l’organisation du Paris Versailles annule exceptionnellement l’édition 2006 en raison de difficultés financières).

2007, on s’y remet.
Semi de paris (1H52)
Paris Versailles (1H23’30’’je gagne 24’’…)

2008, une année charnière.
20 kms de Paris
Semi  de Paris (1H45 I’m back !)
20 kms de Paris (1H49) Légèrement blessé je m’aligne aux 20 kms. Je donnerai tout sur les deux derniers kms car je comprends que la douleur ne va pas revenir. Cette course a tout déclenché car je réalise alors mon vrai potentiel et je me mets à rêver plus haut, plus grand…

2009, l’année de tous les records et celle bien sûr de mon premier Marathon
Semi de Paris (1H39’50’’ pile sous 1H40…ça c’est bien géré !)
Marathon de Paris : 3H45 Fier et heureux, je m’offre un très cadeau à 3 mois de mes 40 ans ! Le virus me prend totalement, il me faut vite regouter à cette alchimie délicieuse. New York, New York ? Pourquoi pas ?

Paris Versailles, l’effet marathon va payer, je vais tout casser, je suis devenu une « machine ». (1H15’53’’ le perfect run).
20 kms de Paris  (1H30’23’’, troisième record à tomber).

En jaune, pour Les Dunes!

Et puis 2009 marque aussi mes premières rencontres et courses avec « Dunes d’Espoir » et le début d’une belle histoire en « jaune fluo » pour le bonheur des enfants et des coureurs.

2010, New York, what else ?
Le rêve est à portée de mains et surtout de jambes…toute cette année sera tournée vers le même objectif : Prendre Manhattan ! Ce blog voit le jour.

Nuits Saint Georges
Semi de “Nuits Saint Georges” ou bien “qu’allait-il faire dans cette galère? ». Arrivé bien fatigué après 3 heures de route sous la pluie et sans mon copain Xavier, je me lance sans trop y croire dans une course détrempée et bien vallonnée qui sera riche d’enseignements et très fondatrice. Mon succès à New York s’est peut être joué là.  
« PSG La course 20 kms» (1H45), peu de maillots du PSG mais une vrai belle course d’endurance avec un finish exigeant.


"Alors ces fruits de mer? Bien digérés?"
La "12/14" de Niort, après un diner vin blanc/fruits de mer je coure pendant 2 heures sous un franc soleil et dans la moiteur niortaise. Distance parcourue ? Me souviens plus… mais je me souviens de l’odeur de mon tee-shirt gris : un mélange fruits de mer et vin blanc. 

Trail du Muguet avec les « Dunes », un sacré bel effort dans la forêt meudonnaise et de beaux sourires au bout.
Paris Versailles  avec « les Dunes » et Elie (et ses 80kgs !)…inoubliable !

20 kms de Paris (1H36), ma tête est déjà ailleurs entre Brooklyn et Manhattan…
Start at Verrazano bridge

Marathon de New York (3H27’), l’incroyable, le Giant, le Marathon des Marathons! Ce blog en a déjà pas mal parlé.

2011, un sommet et un record
Arrivée Cross à Planpraz
Cross du Mont Blanc (3H18), l’expérience ultime, my hardest race ever. Mal préparé (petites blessures lors de ma préparation), j’arrive en vallée de Chamonix pour me mesurer sur Trail. Je vais être servi ! Un panorama à couper le souffle et des larmes de bonheur à l’arrivée.
Berlin, en plein dans le "Mur"

Marathon de Berlin (3H26), le record tombe pour une petite minute mais que cette fin fut dure  (28°C ce jour là). Matthew signe son premier chrono Marathon (3H45). Notre « armée » s’étoffe.

2012, l’expérience en plus
A seulement 10 jours de mon objectif annuel, je ne sais même pas si je vais être en mesure de courir…Alors je patiente en écoutant une fois de plus mon corps, en me disant que ce serait bien bête de mettre à la poubelle  10 semaines pleines d’entrainements pour rien, que cela serait injuste, bref le discours classique d’un coureur trop gâté…