Excité comme s'il s'agissait de ma première participation, j'ai pris du plaisir à relire mon blog et les articles déposés avant et après novembre 2010 lors de ma première participation (voir sur ce blog). Certains m'ont arraché un bon sourire, d'autres m'ont profondément ému. J'ai bien fait de consigner tout ça car rien qu'en me relisant je ressens les mêmes émotions et mon corps retrouve un état émotionnel qu'il est tout à fait délicieux de ressentir à nouveau. "If I can make it here, I will make it anywhere" comme le disait mon message inscrit sur mon tee shirt un certain 8 novembre 2010. L'histoire a voulu, en effet, que je le fasse ailleurs...
Un septennat (oui je sais! on est passé au quinquennat mais je reste attaché à la formule voir à l'époque...) plus tard, j'ai acquis de l'expérience, couru plusieurs centaines de bornes et me suis aligné dans quelques compétitions. Bref, on pourrait dire que j'ai mérité un ou deux gallons de plus sur mon uniforme de marathonien. Donc je stocke (voir surstocke) de la confiance jusqu'au jour ou le facteur dépose dans ma boite aux lettres un courrier estampillé "Thomas Cook Marathon". Je me précipite naturellement sur l'enveloppe, l'ouvre nerveusement et j'y découvre un petit guide destiné aux coureurs du "NYC marathon 2017". La lecture de ce guide me fait déjà un peu voyager, je me vois arriver dans Manhattan bagages sous le bras et chaussures aux pieds. J'imagine notre temps de "loisirs" avant la compétition à base de visites (Liberty Tower, ONU), de décrassage dans Central Park et la course de l'ONU, de spectacles hauts en couleurs (Match NBA au Madison Square, Comedy à Broadway) et enfin je visualise notre départ au Verrazano Bridge avec en musique de fond "New York New York". Et à cet instant précis, mon "stock" de confiance chute brutalement...j'ai les jambes dans du coton. Et si la pression du record était en train de me gagner? Car soyons clairs, je veux faire tomber mon record!
En "ghost mode". Cela fait référence au fait que je vais recourir dans mes propres traces ou dans celle de mes ainés. C'est un peu comme si j'avais devant moi ou à mes côtés mes propres fantômes des éditions passées (2010 et 2014) ou celui de Jean-François qui me servira de lièvre (voir de guépard, avec son 3H20 gun time en 1982 s'il vous plait!). Je ne dois pas trop m'éparpiller et respecter mon plan jusqu'à Central Park. Seule mon allure permettra de me dire si j'ai de l'avance sur mes fantômes. Une fois atteint, je pourrai me laisser griser et envoyer ce qu'il me restera (ou pas) sous les pieds. Je sais au fond de moi que je n'ai jamais été aussi bien préparé et que sauf accident nucléaire, mon propre record devrait tomber mais l’excès de confiance fait faire de belles conneries aussi, alors "moderato".
Ces moments à environ deux semaines sont énormes! A vrai dire, c'est presque ce que je préfère. L'entrainement touche à sa fin, l'intensité diminue et l'on se projette déjà dans l'événement. C'est totalement électrisant, croyez-moi. La course prend le dessus et occupe presque à temps complet votre cerveau quand vous ne courez pas. Vous appartenez déjà, votre esprit du moins, au "Mythic", "Monumental", "Great", "Fantastic" Marathon et ses légions de coureurs américains et surtout étrangers.
Pour autant, je n'en oublie pas moins les "damaged people", dont certains très proches, occupent aussi pas mal mes pensées en ce moment... A chaque sortie, je pense à eux. J'aimerai qu'ils aillent mieux, qu'ils retrouvent leur cadre normal et une douceur de vie méritée. Quelquefois j'aimerai aussi qu'ils puissent être présents à mes entrainements. Alors je fais un peu comme s'ils étaient là, j’accélère le rythme, j'allonge la foulée, je cours sans ménagement et je m'adresse secrètement à eux : " t'as vu? moins de 3' aux 800 mètres, pas mal, non?". Ils sont un peu mon carburant et serons bien sûr dans mes jambes et dans ma tête à NY.
Un septennat (oui je sais! on est passé au quinquennat mais je reste attaché à la formule voir à l'époque...) plus tard, j'ai acquis de l'expérience, couru plusieurs centaines de bornes et me suis aligné dans quelques compétitions. Bref, on pourrait dire que j'ai mérité un ou deux gallons de plus sur mon uniforme de marathonien. Donc je stocke (voir surstocke) de la confiance jusqu'au jour ou le facteur dépose dans ma boite aux lettres un courrier estampillé "Thomas Cook Marathon". Je me précipite naturellement sur l'enveloppe, l'ouvre nerveusement et j'y découvre un petit guide destiné aux coureurs du "NYC marathon 2017". La lecture de ce guide me fait déjà un peu voyager, je me vois arriver dans Manhattan bagages sous le bras et chaussures aux pieds. J'imagine notre temps de "loisirs" avant la compétition à base de visites (Liberty Tower, ONU), de décrassage dans Central Park et la course de l'ONU, de spectacles hauts en couleurs (Match NBA au Madison Square, Comedy à Broadway) et enfin je visualise notre départ au Verrazano Bridge avec en musique de fond "New York New York". Et à cet instant précis, mon "stock" de confiance chute brutalement...j'ai les jambes dans du coton. Et si la pression du record était en train de me gagner? Car soyons clairs, je veux faire tomber mon record!
En "ghost mode". Cela fait référence au fait que je vais recourir dans mes propres traces ou dans celle de mes ainés. C'est un peu comme si j'avais devant moi ou à mes côtés mes propres fantômes des éditions passées (2010 et 2014) ou celui de Jean-François qui me servira de lièvre (voir de guépard, avec son 3H20 gun time en 1982 s'il vous plait!). Je ne dois pas trop m'éparpiller et respecter mon plan jusqu'à Central Park. Seule mon allure permettra de me dire si j'ai de l'avance sur mes fantômes. Une fois atteint, je pourrai me laisser griser et envoyer ce qu'il me restera (ou pas) sous les pieds. Je sais au fond de moi que je n'ai jamais été aussi bien préparé et que sauf accident nucléaire, mon propre record devrait tomber mais l’excès de confiance fait faire de belles conneries aussi, alors "moderato".
Ces moments à environ deux semaines sont énormes! A vrai dire, c'est presque ce que je préfère. L'entrainement touche à sa fin, l'intensité diminue et l'on se projette déjà dans l'événement. C'est totalement électrisant, croyez-moi. La course prend le dessus et occupe presque à temps complet votre cerveau quand vous ne courez pas. Vous appartenez déjà, votre esprit du moins, au "Mythic", "Monumental", "Great", "Fantastic" Marathon et ses légions de coureurs américains et surtout étrangers.
Pour autant, je n'en oublie pas moins les "damaged people", dont certains très proches, occupent aussi pas mal mes pensées en ce moment... A chaque sortie, je pense à eux. J'aimerai qu'ils aillent mieux, qu'ils retrouvent leur cadre normal et une douceur de vie méritée. Quelquefois j'aimerai aussi qu'ils puissent être présents à mes entrainements. Alors je fais un peu comme s'ils étaient là, j’accélère le rythme, j'allonge la foulée, je cours sans ménagement et je m'adresse secrètement à eux : " t'as vu? moins de 3' aux 800 mètres, pas mal, non?". Ils sont un peu mon carburant et serons bien sûr dans mes jambes et dans ma tête à NY.
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