| Shirt OK! |
Mon poids fait souvent l'objet de commentaires. On me reproche d'avoir trop perdu sans comprendre que le poids est précisément l'ennemi N°1 du marathonien. J'ai peu de contrôle sur mon poids car la répétition des entrainements associé à une hygiène de vie que je qualifierai de "correcte" me tire vers le bas, c'est inévitable...(parlons chiffres : 83kgs en avril, 76 à cette heure). Je ressens enfin la véritable sensation que d’être "affuté".
Je me mets à rêver de chronos que je qualifiais il y a peu d'inatteignable. Je me précipite sur mes temps en marathon et je décortique mes temps au kilomètres pour essayer d'évaluer mes chances compte tenu de ma forme actuelle. Et là je pédale à rebours et réalise que la perf est loin d’être acquise. Le marathon est une discipline totalement métrique dont le succès réside dans la maitrise parfaite du rythme, la connaissance et l'écoute de soi. Cette maitrise est le fruit de centaines d'heures d'entrainements qui aboutissent pour moi en ce moment à la question suivante: puis-je tenir 42 bornes à 4'40'' du kilomètre? "Le diable est dans les détails" et il me reste encore un mois pile pour en régler certains (hydratation, ravitos, alimentation, pdj du matin...). Je suis content de me savoir en appart hôtel avec mes amis à NY. Nous allons pouvoir nous préparer ce que l'on veut à l'heure ou on le veut, priceless! Je mesure pleinement la chance et le privilège que j'ai de pouvoir vivre cette passion et de la vivre au cœur d'événements aussi dingues que celui de New York (avant Londres, hé hé...c'est officiel en avril 2018!!). Je suis attiré par cette foule qui gronde, ces regards inquiets avant une course dans les yeux de ceux qui doutent, ceux qui ont "sauté" une séance, ceux qui ont escamoté l'entrainement, ceux qui de toutes façons n'ont jamais totalement confiance en eux et ceux là mêmes baissent le regard quand ils croisent le camp des "forts" qui vont montrer, eux, qu'ils n'en ont sous le capot, qu'ils ne sont pas là pour rigoler, qu'ils sont "faciles" dans l'effort avec le chrono au bout, qu'ils n'en feront qu'une bouchée...J'aime ressentir cette tension avant une course. J'apprécie ce "théâtre d'intentions" dont les affiches prometteuses réserve parfois des "passages à vide", des "jours sans", des "pas de chance" et plus grave des "qu'est ce que je fous là"?
Quand je dis que je retourne courir le "Fabulous Marathon" de New York, on me dit souvent : "mais tu l'as déjà fait...". Oui, c'est un peu comme le ski, on y pas souvent mais on adore y retourner, pas vrai? Le marathon c'est un peu pareil sauf qu'il y une bonne phase de préparation en amont. Pourquoi ne pas refaire ce qu'on aime tant qu'on peut? Bien sûr, la "première" est particulière. Je me souviens d'une émotion très particulière un jour d'octobre 2010 quand j'ai reçu par la Poste ma tenue complète estampillée "FRANCE Marathon" expédiée par Thomas Cook. Je touchais enfin un peu mon rêve : j'avais l'habit, un peu les jambes et le mental au beau fixe! Il faisait très beau ce jour là. Malgré une température assez clémente, je revêtis le beau sweat-shirt "France Marathon" et j'allais faire un tour de quartier histoire de montrer à mon quartier que je m'apprêtais à "en être", à faire partie de celles et ceux qui vont au bout. Je crois que j'aurai pu courir un marathon ce jour là.
New York sera mon septième marathon. Je me verrai bien taper mon propre record (3H26 BERLIN). Je vais tout faire pour, croyez-moi. Alors tout sur le 7!
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